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(Vidéo) Le collectif L214 dévoile des images choc d’un élevage de poulets

8 septembre 2017 -

Environ 3 minutes

Après « l’affaire des œufs contaminés au Fipronil » qui a fait couler beaucoup d’encre cet été, l’industrie de la volaille voit une nouvelle fois son image entachée suite aux images publiées en début de semaine par l’association L214. Une vidéo, prise en caméra cachée, montre les conditions misérables dans lesquelles vivent les poulets d’un élevage en contrat avec le groupe Doux, leader du marché en Europe.

L214, le collectif qui parle pour les animaux

L214 est une O.N.G. qui milite pour la protection des animaux, et souhaite particulièrement engendrer une prise de conscience vis-à-vis des conditions d’élevage et d’abattage des espèces destinées à la consommation. Si ce nom ne vous est pas inconnu, c’est parce que les membres du collectif L214 ont déjà fait parler d’eux en 2016, en dévoilant des images difficilement soutenables des méthodes de travail de l’abattoir d’Alès.

Les membres de L214 défendent une alimentation végétale et plus éthique. Ils pointent du doigts un modèle alimentaire non durable, trop accès sur l’exploitation des espèces animales, et dont les méthodes relèvent parfois « de la maltraitance ».

35 jours dans la « vie » d’un poulet Doux

Dans ces images, on voit les conditions dans lesquelles vivent les poulets destinés à la consommation, de leur naissance jusqu’à leur abattage 35 jours plus tard. Plusieurs milliers d’animaux sont entassés dans un immense bâtiment, et l’objectif de leur élevage est clair : les faire grossir le plus possible, le plus vite possible pour qu’ils soient les plus rentables possibles. Les poulets vivent donc un véritable calvaire entre un organisme qui ne peut supporter une croissance ainsi accélérée, et un espace qui manque un peu plus chaque jour : on dénombre jusqu’à 29 poulets/m2. Nombre d’entre eux ne supportent pas longtemps ces conditions et meurent au milieu de leurs congénères, ce qui met encore plus en question des conditions sanitaires déjà très contestables.

Des consommateurs inquiets, le gouvernement sollicité

Le contenu de ces images pose évidemment un problème éthique et sanitaire qui touche en plein cœur le groupe Doux, numéro 1 de la volaille en Europe. Le site sur lequel cette vidéo a été enregistrée abat quotidiennement 185.000 poulets obèses qui n’ont jamais vu la lumière du jour ni mis une pâte à l’air libre, et qui sont destinés à la vente en supermarchés.

Après la publication de cette vidéo, le collectif L214 a lancé une pétition demandant aux ministères de l’agriculture et de la transition écologique et solidaire de mettre fin à l’élevage en masse des poulets dans de telles conditions.
Le président de la fédération français de l’aviculture, Jean-Michel Schaeffer, s’est exprimé sur le sujet. Il dénonce les méthodes de L214 comme « destinées à provoquer des amalgames » et à entraîner « la destruction des filières d’élevage », et qualifie les images enregistrées sur le site de Doux de « pratiques isolées ».

Depuis leur révélation et leur diffusion télévisée, les images du collectif L214 ne quittent pas les tendances des sites de diffusion de vidéos, et les réactions sur les réseaux sociaux sont nombreuses. Face à la pétition lancée par l’O.N.G., une réponse des ministères concernés est clairement attendue, accompagnée de mesures réglementaires qui garantissent des conditions d’élevage et d’abattage plus éthiques. Plus humaines.

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