
Pourquoi le ventre prend-il à la ménopause ?
La chute œstrogénique modifie l’expression des récepteurs au tissu adipeux. Le ventre devient le site préférentiel de stockage des graisses, à la place des hanches et cuisses pré-ménopause.
Avant la ménopause, les œstrogènes orientent le stockage des graisses vers les hanches et les cuisses (silhouette « poire »). Cette répartition gynoïde présente un avantage métabolique : la graisse fessière et fémorale est métaboliquement plus inerte que la graisse abdominale.
À la ménopause, la chute des œstrogènes déséquilibre cette régulation. Les graisses migrent progressivement vers la zone abdominale (silhouette « pomme » androïde), avec une augmentation du tour de taille moyen de 5 cm entre 45 et 55 ans selon l’Inserm.
Cette redistribution s’accompagne d’une augmentation du risque de syndrome métabolique, de diabète de type 2 et de pathologies cardiovasculaires. Elle survient malgré une alimentation et une activité physique stables.






